Point de situation n°42

L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi les conséquences radiologiques au Japon et en Europe


Paris, le 16 Octobre 2012
Communiqué de presse
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Sommaire

 

I. Situation technique de la centrale de Fukushima Daiichi (octobre 2012)

L’exploitant japonais Tepco a achevé fin décembre 2011 la première étape de sa feuille de route pour gérer les conséquences de l’accident de Fukushima. Le but était de retrouver un état stable des réacteurs, en assurant un refroidissement permanent des réacteurs accidentés et des piscines, et de réduire les risques d’explosion d’hydrogène en injectant du gaz inerte dans les bâtiments abritant les réacteurs.

Depuis le début de l’année 2012, Tepco a engagé une nouvelle étape visant à :

  • commencer l’évacuation du combustible, notamment de la piscine n°4 ;
  • maintenir l’état stabilisé des réacteurs ;
  • commencer le traitement des eaux contaminées ;
  • réaliser les études nécessaires à l’évacuation du combustible et au traitement des déchets.

Selon Tepco, cette phase devrait durer deux ans.

Refroidissement des réacteurs

La stratégie générale de Tepco consiste à :

  • injecter de l’eau dans la cuve des réacteurs accidentés 1 à 3 pour assurer le refroidissement et évacuer la puissance résiduelle des combustibles. Les débits d’injection directe dans le cœur sont de l’ordre de quelques m3/h. Ces débits sont ajustés sur la base des mesures de la température des cuves et de la température de l’eau injectée.
  • injecter de l’azote dans les bâtiments abritant ces réacteurs pour maintenir le taux d’hydrogène, produit par la réaction entre l’eau et le combustible à haute température, inférieur à la limite d’explosivité.

Compte tenu des risques et des conditions de sa mise en œuvre, le refroidissement des réacteurs nécessite une surveillance permanente. Le procédé de maintien des réacteurs semble stabilisé même si des anomalies peuvent requérir des opérations de maintenance et de fiabilisation.

Décontamination de l’eau présente dans les bâtiments

Tepco a entrepris de décontaminer l’eau présente dans les bâtiments réacteur et turbine. Cette eau provient majoritairement de l’eau de mer utilisée comme eau de refroidissement ultime lors des premières phases de la gestion de l’accident.

Tepco met en œuvre des unités de traitement des eaux contaminées et a engagé des études pour améliorer ses techniques de décontamination. Pour limiter les volumes d’eau contaminée, Tepco utilise désormais, pour le refroidissement de ses réacteurs, de l’eau issue des procédés de décontamination.

Tepco est confronté à des écoulements d’eau entre différents bâtiments, ce qui complexifie la gestion des eaux contaminées. De plus, de l’eau en provenance de la nappe (phréatique) s’infiltre dans certains locaux, ce qui augmente les volumes d’eau à traiter. Pour limiter ces problèmes, Tepco va mettre en œuvre un système de rabattement de nappe et a engagé des études pour limiter les flux entre les différents bâtiments.


Les installations mises en place par Tepco pour assurer le maintien des installations progressent en fiabilité (certains systèmes sont redondants ou peuvent être secourus par des moyens mobiles). Tepco rencontre des problèmes « classiques » sur ce type d’installation, nécessitant des opérations régulières de remplacement de capteurs, de pompes ou de nettoyage de filtres. Cependant, certaines de ces activités sont particulièrement complexes compte tenu des conditions radiologiques à l’intérieur des bâtiments ou du fait de la contamination de l’eau présente dans les bâtiments et dans les circuits de décontamination.

Piscine d’entreposage de combustibles

Pour ce qui concerne les piscines, Tepco a mis en œuvre des unités de désalinisation. La désalinisation de la piscine n°2 est achevée, celle de la piscine n°4 est en cours.

En effet, le sel apporté par l’utilisation d’eau de mer lors des premières phases de l’accident est à moyen terme nocif pour les assemblages combustibles car il est susceptible de provoquer leur percement sous l’effet de la corrosion.

Tepco a prélevé deux combustibles neufs de la piscine n°4 pour vérifier les conséquences de l’exposition des combustibles à l’eau de mer. A ce stade, des traces de corrosion surfacique ont été détectées.

Des opérations d’évacuation de débris présents sur les plateformes des bâtiments 3 et 4 et dans les piscines sont en cours pour préparer à terme l’évacuation des combustibles en piscine.

Lors d’une opération d’évacuation de débris, une poutre métallique de 7 mètres et de 470 kg environ a chuté dans la piscine n°3. Des inspections visuelles et des analyses d’eau dans la piscine ont été réalisées afin de vérifier les conséquences de cet incident sur les combustibles toujours présents dans la piscine. Il semble que cet incident n’ait pas eu d’impact, les combustibles étant majoritairement présents dans leur rack de stockage qui assure ainsi une protection mécanique.

Limitation des conséquences sur l’environnement marin

Pour ce qui concerne la protection de l’environnement marin, Tepco achève la mise en place d’un mur d’étanchéité entre la plateforme des réacteurs et la mer pour limiter la diffusion de radionucléides dans la mer. En outre, Tepco a achevé la mise en place d’une fixation du sol marin au droit des réacteurs, par la dépose d’une couche d’un mélange d’argile et de béton sur plus de 7 hectares et sur une épaisseur de 50 cm environ, pour éviter le relargage de radionucléides présents dans les sédiments.

Par ailleurs, Tepco doit encore parachever le renforcement des digues contre les inondations.


Enfin, Tepco engage la construction d’un site d’entreposage à sec de containeurs de combustible destiné à recevoir des combustibles lorsqu’ils seront retirés des piscines.


 

II. Gestion des conséquences radiologiques au Japon

 

1. Synthèse au 31 août 2012

L’IRSN a publié, le 12 mars 2012 le rapport « Fukushima un an après – premières analyses de l’accident et de ses conséquences » qui présente les résultats des travaux engagés depuis 1 an par l’Institut pour suivre la situation au Japon. Les césiums 134 et 137 sont majoritaires dans l’environnement depuis fin avril 2011, les iodes et autres radionucléides de courte période ayant diminué par décroissance radioactive. Aujourd’hui l’activité des césiums représente environ 99% de l’activité totale des dépôts.

L’IRSN a également publié, le 13 juillet 2012, une actualisation des connaissances relatives à l’impact de l’accident sur le milieu marin, qui indique que les concentrations en césiums 134 et 137 de l’eau de mer continuent à diminuer, mais faiblement.

Le bilan de l’exposition des travailleurs a été actualisé par Tepco au 31 juillet 2012 :

  • 22 822 travailleurs sont intervenus sur le site de mars 2011 à juin 2012 ;
  • 6 travailleurs ont reçu des doses (interne + externe) supérieures à 250 mSv, avec un maximum de 678 mSv ;
  • 167 travailleurs (dont les six personnes précitées) ont reçu des doses (interne + externe) supérieures à 100 mSv.

Le premier rapport du « Investigation Committee on the Accident at Nuclear Power Stations of Tokyo Electric Power Company », édité fin décembre 2011 en japonais et récemment traduit en anglais, apporte des précisions sur l’exposition des travailleurs les plus exposés au cours de la phase d’urgence radiologique.

L’OMS a publié, début mai 2012, un rapport sur les doses reçues par les populations japonaises au cours de la première année suivant l’accident de Fukushima. Les résultats de ces travaux indiquent que les doses efficaces estimées :

  • sont de l’ordre de 1 à 10 mSv pour la première année suivant l’accident, dans la préfecture de Fukushima, sauf pour la ville de Namie et le village d’Iitate où elles atteignent 10 à 50 mSv ;
  • varient entre 0,10 et 10 mSv dans les préfectures limitrophes et sont inférieures à 1 mSv dans toutes les autres préfectures du Japon;
  • sont inférieures à 0,01 mSv dans le reste du monde.

Les zones les plus contaminées par les substances radioactives sont interdites d’accès et les populations résidentes ont été relogées en dehors de ces zones. Au-delà de ces territoires, des actions de décontamination et de surveillance renforcée sont engagées.

La zone « interdite d’accès » est la zone de 20 km autour de la centrale évacuée dès le début de la phase d’urgence au mois de mars 2011.

La zone « d’évacuation planifiée » (devenue zone « d’évacuation délibérée » le 29 août) comprend les territoires situés au-delà du périmètre de 20 km, où l’exposition externe aux substances radioactives présentes dans l’environnement dépasserait 20 mSv/an.

Depuis le 1er avril 2012, le statut d’une partie de ces zones a été requalifié[1] avec l’introduction progressive de nouveaux périmètres :

  • Périmètres au sein desquels la levée de l’évacuation est en cours de préparation (area 1) : la dose externe susceptible d’être reçue est inférieure à 20 mSv/an. Les personnes sont donc autorisées, dans un premier temps, à rester temporairement sur place (séjour d’une journée maximum) et à reprendre certaines activités industrielles et agricoles ;
  • Périmètres au sein desquels le retour des populations n’est pas envisagé à court terme, mais à plus long terme (area 2) : la dose externe susceptible d’être reçue est supérieure à 20 mSv/an. Seuls des retours ponctuels des populations sont autorisés ;
  • Périmètres au sein desquels le retour des populations n’est pas envisagé, même à long terme (area 3) : la dose externe susceptible d’être reçue est supérieure à 50 mSv/an.

Une surveillance renforcée des niveaux de contamination des denrées alimentaires produites sur le territoire japonais a été organisée au niveau des préfectures les plus affectées par la contamination, voire au-delà. Les résultats de ces analyses sont actualisés à un rythme hebdomadaire. Au mois de mars 2012, les autorités japonaises ont annoncé un abaissement des Niveaux Maximaux Admissibles (NMA) japonais, mis en œuvre progressivement depuis le 1er avril 2012. Depuis cette date, la liste des restrictions de mise sur le marché éditée de façon hebdomadaire par le Ministry of health, labour and welfare (MHLW) montre que certaines interdictions ont été étendues à des préfectures limitrophes (Ibaraki, Chiba et Kanagawa) en lien avec l’abaissement des NMA.

Appliqué en 2011 Appliqué depuis le 1er avril 2012
Catégorie d’aliments Niveau maximum admissible pour le Césium (Bq/kg) Catégorie d’aliments Niveau maximum admissible pour le Césium (Bq/kg)
Eau potable 200 Eau potable 10
Lait et produits laitiers 200 Lait 50
Végétaux frais 500 Aliments pour enfants 50
Céréales Autres aliments 100
Viande, œufs, poisson

L’IRSN a également publié, le 13 juillet 2012 une synthèse des informations disponibles concernant la contamination des denrées alimentaires à la suite de l’accident de Fukushima, qui indique que les niveaux de contamination de nombreuses denrées ont baissé depuis le printemps 2011, mais invite à la vigilance pour certaines denrées particulières (champignons shiitake, pousses de plantes sauvages, gibier et poissons) qui présentent toujours des non conformités aux NMA, parfois sur des territoires étendus.

Une loi encadrant la décontamination des territoires contaminés a été promulguée par le gouvernement japonais le 30 août 2011. Un état des lieux de l’avancement des travaux de décontamination a été publié par le département décontamination du gouvernement de la préfecture de Fukushima en juillet 2012.

Le 10 mars 2012, le gouvernement japonais a annoncé un nouveau plan pour la gestion des déchets contaminés issus des actions de décontamination. Celui-ci comprend la mise en place de trois sites d’entreposage dans la préfecture et l’utilisation d’un site spécifique localisé à une plus grande distance pour les déchets les plus hautement contaminés.

Le 20 juin 2012, un projet de loi a été adopté, visant à la réorganisation des pouvoirs publics japonais responsables du contrôle des activités nucléaires.

L’Europe a choisi d’adopter les nouveaux niveaux maximaux admissibles mis en œuvre par le Japon depuis le 1er avril 1012. De plus, à la suite de la détection de non-conformités de champignons shiitake dans la préfecture japonaise d’Iwate, cette préfecture a été ajoutée à la liste des préfectures pour lesquelles des certificats de conformité des denrées sont demandés pour importation dans l’UE. Le règlement d’exécution (UE) n° 284/2012 de la Commission est donc abrogé et remplacé par le règlement d’exécution (UE) n° 561/2012.

A noter également, la publication en juillet 2012 d’un rapport de la National Diet of Japan Nuclear Fukushima accident Independent Investigation Commission, commandité par le parlement japonais, sur l’analyse du traitement de la situation par l’opérateur et le gouvernement.

 

2. Développements au 31 août 2012


 

III. Contrôle des produits importés en Europe

Depuis mars 2011, des dispositions communautaires (règlement EU n°1371/2011 du 21 décembre 2011) prévoyaient un contrôle renforcé des denrées importées en provenance de 11 préfectures japonaises. Ce règlement a été remplacé par le règlement EU 284/2012 du 29 mars 2012, qui définit un alignement de la CE, pour les denrées alimentaires importées du Japon, sur les nouveaux niveaux maximaux admissibles mis en œuvre au Japon depuis le 1er avril 2012. Ce dernier règlement a été abrogé le 27 juin 2012 et remplacé par le règlement d’exécution (UE) 561/2012 afin de répondre aux situations de non-conformité de certaines denrées produites dans la préfecture japonaise d’Iwate.

En outre, une surveillance des produits d’origine marine et des produits dérivés, en provenance du Pacifique nord est également active.

    TAUX DE CONTROLE
MARCHANDISES

Dispositif UE

(Règlement EU 284/2012 du 29 mars 2012)

Dispositif national

(note SGDSN du 28 juillet)

Denrées alimentaires Thé, pousses de bambou, champignons et « abricots japonais » 5 % à 10% (selon la zone[2]) 100 %

Aliments frais d’origine végétale[3]

(hors thé, pousses de bambou, champignons et « abricots japonais »)

5 % à 10% (selon la zone) 5 % à 10% (selon la zone)

Aliments non frais d’origine végétale

(hors thé, pousses de bambou, champignons et « abricots japonais »)

5 % à 10% (selon la zone) 5 % à 10% (selon la zone)
Aliments d’origine animale destinés à la consommation humaine 5 % à 10% (selon la zone) 100 %
Fret maritime   1 à 3 % des conteneurs débarqués à Marseille et au Havre


 

Annexe 1 : Zonage post-accidentel au 1er avril 2012

Restricted areas and areas to witch evacuation orders have been issued
 

Annexe 2 : restrictions de commercialisation des denrées au Japon

    Fukushima Chiba Gunma Ibaraki Iwate Miyagi Tochigi
Produits végétaux Non-head type leafy vegetables
Head-type leafy vegetables
Braccicacées / Flowerhead brassicas
Navet / Turnip
Depuis mars 2011            
Plantes sauvages comestibles Fougère autrichienne / Wild ostich fern, Fougère royale / Wild japanese royal fern, Koshiabura / Wild Koshiabura, Pétasite japonaise / Wild japanese butterbur scape, Pousses d'Aralia / Wild aralia sprout, Wild ptedirium aquilinium     Koshiabura Celeri japonais / Wild japanese celery, Fougère royale, Koshiabura, Persil japonais / Wild japanese parsley, Wild ptedirium aquilinium Fougère autrichienne, Fougère royale, Koshiabura Fougère autrichienne, Fougère royale, Koshiabura, Poivre japonais / Wild japanese pepper, Pousses d'Aralia, Wild ptedirium aquilinium
Autres produits végétaux Pousses de bambou / Bamboo shoots : depuis mai 2011, étendu en avril 2012
Ume : depuis juin 2011, étendu en juin 2012
Yuzu : depuis août 2011
Chataîgne /Chestnut : depuis septembre 2011
Riz produit en 2011 : depuis novembre 2011
Kiwi : depuis décembre 2011
Hatake wasabi, Riz produit en 2012
Thé : depuis juin 2011
Pousses de bambou / Bamboo shoots
Thé : depuis juin 2011 Thé : depuis juin 2011
Pousses de bambou
Pousses de bambou Pousses de bambou Thé : depuis juin 2011
Pousses de bambou
Champignons Low grown shiitake (outdoor) : depuis avril 2011
Low grown shiitake (hothouse) : depuis juillet 2011
Champignons sauvages / Wild mushroom : depuis septembre 2011, étendu en août 2012
Low grown shiitake (outdoor) : depuis octobre 2011, étendu en avril 2012
Low grown shiitake (hothouse)
Champignons sauvages
  Low grown shiitake (outdoor) : depuis octobre 2011, étendu en avril 2012
Low grown shiitake (hothouse) : depuis octobre 2011
Low grown shiitake (outdoor) Low grown shiitake (outdoor) Low grown brick cap (outdoor) : depuis novembre 2011
Low grown pholiota nameko (outdoor) : depuis novembre 2011
Low grown shiitake (outdoor et hothouse)
Champignons sauvages
Produits animaux Lait Depuis mars 2011            
Viande de bœuf
(à l'exception des élevages contrôlés par le MAFF)
Depuis juillet 2011       Depuis août 2011 Depuis juillet 2011 Depuis août 2011
Gibier Viande de sanglier et d'ours / Boar and bear meat : depuis novembre/décembre 2011     Viande de sanglier : depuis décembre 2011 Viande chevreuil / Deer meat Viande de sanglier Viande de sanglier et de chevreuil : depuis décembre 2011
Poissons d'eau douce (à l'exception des produits d'élevage) Ayu / ayu sweetfish : depuis juin 2011
Saumon / Land-locked salmon : depuis juin 2011, étendu en avril 2012
Vandoise japonaise / Japanese dace : depuis juin 2011, étendu en avril 2012
Anguille japonaise / Japanese eel, Carpe commune et cyprin / Common and crucian carp, Omble chevalier / Whitespotted char
Anguille japonaise, Carpe commune et cyprin Omble chevalier
Saumon
Anguille japonaise
Barbue de rivière / channel catfish
Omble Chevalier, Vandoise japonaise Omble chevalier
Saumon
Vandoise japonaise
Omble chevalier, Saumon, Vandoise japonaise
Poissons de mer Balai japonais / flathead flounder, Bar du Japon / japanese seabass, Black cow-tongue, Cardeau hirame / olive flounder, Carlottin japonais / shotted halibut, Carlottin meita-gare / ridged-eye flounder, Congre / conger eel, Émissole étoilée / staspotted smooth-hound, Flathead, Flet étoilé / starry flounder, Flétan / spotted halibut, Fox jacopever, Grondin / gurnard, Hémitriptère atlantique/ sea raven, Lançon japonais / japanese sand lance, Lieu de l'Alaska / alaska pollack, Limandes / barfin flounder, little-mouth flounder, marbled flounder, slime flounder, stone flounder, Morue du pacifique / pacific cod, Pagre tête noire / japanese black porgy, Panther puffer, Perches / Surfperch, Poacher, Poissons de roche / black rockfish, gold-eye rockfish, brassblotched rockfish, Raies / Ocellate spot skate, Rascasse / fat greenling, Saumon japonais / cherry salmon, Sébaste / rockfish, Sole à langue rouge / red tongue sole, Tambour honnibe / Nibe croaker     Bar du Japon, Cardeau hirame, Carpe argentée, Limande, Morue du pacifique, Raies, Sébaste, Tambour honnibe Morue du pacifique Bar du Japon, Cardeau hirame, Morue du pacifique, Panther puffer, Pagre tête noire  
Fruits de mer Palourdes / Venus clam
Oursins / Northern sea urchin
           
 


 

[1] Rearranging restricted areas, areas to which evacuation orders have been issued, and other areas”, 30 mars 2012.

[2] Depuis l’adoption le 7 juillet 2011 du règlement d’exécution (UE) N°657/2011 de la Commission, douze préfectures japonaises font partie de la zone à risque où l’ensemble des aliments pour animaux et des denrées alimentaires qui en sont originaires, doivent être contrôlés avant leur exportation vers l’Union européenne s’ils ont été récoltés et/ou transformés après le 11 mars 2011. Ces douze préfectures sont : Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi, Miyagi, Nagano, Yamanashi, Saitama, Tokyo, Chiba, Kanagawa et Shizuoka.

[3] Le taux de contrôle des produits frais d’origine végétale de la mer et des rivières (algues) reste inchangé soit 100%.